
LIGNE MAGINOT LEMBACH
Ouvrage du Four à Chaux


Notre association souhaite remettre en marche un moteur diesel de 175 CV du Four à Chaux, ouvrage de la Ligne Maginot à Lembach, afin d’en montrer le fonctionnement aux visiteurs à des fins pédagogiques.
Nous lançons un appel aux dons pour soutenir ce projet et remercions chaleureusement tous les contributeurs.
💸✔️ Crédit d'impôt de 66% .
Unser Verein möchte einen 175-PS-Dieselmotor des „Four à Chaux“, einer Anlage der Maginot-Linie in Lembach, wieder in Betrieb nehmen, um den Besuchern dessen Funktionsweise zu pädagogischen Zwecken zu veranschaulichen. Wir rufen zu Spenden auf, um dieses Projekt zu unterstützen, und bedanken uns herzlich bei allen Spendern.
Our association hopes to restart a 175-horsepower diesel engine at the Four à Chaux, a structure on the Maginot Line in Lembach, in order to demonstrate how it works to visitors for educational purposes.
We are appealing for donations to support this project and extend our heartfelt thanks to all contributors.
La Ligne Maginot
La Ligne Maginot est une ligne de défense construite pendant l’entre-deux-guerres et tirant son nom du ministre de de la Guerre de l’époque, Monsieur André Maginot. Souvent considérée comme étant une ligne servant à défendre la frontière franco-allemande, elle s’étend en fait du nord de la France à la Méditerranée, bien que la partie défendant la frontière franco-italienne soit parfois également appelée Ligne Alpine.
Un certain nombre d’idées reçues hantent la Ligne Maginot. La plus célèbre d’entre elles est aussi la moins respectueuse de la mémoire des anciens combattants, qu’ils aient combattu pour la France ou pour l’Allemagne : « La Ligne Maginot n’a servi à rien ». Il est important de préciser que, bien que sa devise fut « On ne passe pas », la Ligne Maginot n’était imprenable qu’à travers la propagande, et que dans les faits, elle était conçue avant tout pour ralentir l’ennemi en le faisant la contourner. Ce qui nous amène à une autre idée reçue, liée à la première, affirmant que la Wehrmacht surprit la France en passant par la Belgique. En réalité, personne ne fut étonné d’un tel état des faits, puisque l’armée allemande avait fait de même en 1914, et pour la même raison : contourner les fortifications françaises de l’époque. Le Royaume-Uni, à l’époque garant de la Belgique, était à ce moment-là forcé de combattre à ses côtés et de rallier les troupes françaises. Une telle ligne de fortifications permit donc de défendre efficacement la frontière (un seul fort pouvait couvrir jusqu’à 20 km de frontières en théorie) avec un effectif limité de soldats (les « classes creuses » causées par la Première Guerre Mondiale).
C’est en 1922 qu’est fondée la CDF (Commission de Défense des Frontières) sous la férule du maréchal Pétain. Cette organisation devient en 1927 le CORF (Commission d’Organisation des Régions Fortifiées), et les premiers travaux commencent en 1928 du côté de l’Italie, le fascisme italien étant alors plus menaçant que la République de Weimar. Des chantiers voient cependant le jour dès 1929 dans le Nord-Est de la France.
Le budget alloué pour la construction de la ligne est voté par le Sénat le 14 janvier 1930. On parle d’un chiffre s’élevant à l’origine à près de 3 milliards de Francs or (donner un équivalent en euros serait en revanche tout à fait aberrant), mais qui augmentera au cours des travaux, en cette période de crise économique et donc d’inflation. Une autre raison expliquant ces crédits supplémentaires est l’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir en Allemagne, en 1933. Toujours est-il que le jour ou le budget d’origine fut voté, André Maginot, ancien combattant de la Première Guerre Mondiale et grièvement blessé à cette occasion, est présent. Il est alors ministre de la Guerre et est l’un des plus fervents défenseurs de la fortification des frontières. C’est donc en sa mémoire qu’on a donné à cette ligne de fortification le nom de Ligne Maginot, et ce à titre posthume, puisqu’il est décédé le 7 janvier 1932, bien avant la fin des chantiers.
Fait important, la plupart des forteresses furent et restèrent invaincues. Les soldats formant les Régiments d’Infanterie de Forteresse durent cependant se rendre après l’armistice du 22 juin 1940, avec les Honneurs de la Guerre, sur ordre du Haut-Commandement Français.

